United
Nations Environment Programme
Ozone
Secretariat
Press Release - Ozone Day 2003
Message du Secrétaire général à l'occasion
de la Journée internationale de la protection de la couche d'ozone
Le 16 septembre 2003
Les mesures prises par la communauté internationale pour lutter contre
la destruction de la couche d'ozone - le bouclier qui protège la Terre
des rayons ultra violets nuisibles du Soleil - ont eu des résultats remarquables.
Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent
la couche d'ozone fonctionne bien. Selon les constatations récentes d'éminents
spécialistes de l'atmosphère, l'accumulation de chlore dans la
couche supérieure de l'atmosphère a atteint son niveau maximum,
ou l'atteindra bientôt. De ce fait, on observe une diminution du taux
d'appauvrissement de la couche d'ozone dans la stratosphère et les premiers
signes de la reconstitution de la couche d'ozone.
Toutefois, il serait prématuré de relâcher notre vigilance.
Au-dessus de l'Arctique et de l'Antarctique ainsi qu'aux latitudes moyennes
des deux hémisphères, la couche d'ozone reste appauvrie et, selon
les scientifiques, elle restera généralement vulnérable
au cours des dix prochaines années environ. Il faut donc que les pays
développés comme les pays en développement fassent preuve
d'une volonté politique encore plus ferme et prennent de nouvelles mesures
pour appliquer toutes les dispositions du Protocole de Montréal.
Nous avons plusieurs défis à relever. Ainsi, tous les pays doivent
ratifier les amendements au Protocole de Montréal. Les pays en développement
qui sont parties au Protocole et ont commencé à en appliquer les
dispositions en 1999 doivent éliminer, dans les délais impartis,
l'utilisation de nombreuses substances qui appauvrissent l'ozone. Il faut mettre
fin au commerce illicite des chlorofluorocarbones. Les Parties au Protocole
de Montréal doivent résoudre les problèmes que posent l'élimination
progressive du bromure de méthyle prévue par l'Amendement de Copenhague
de 1992, ainsi que l'évaluation et l'approbation des utilisations essentielles
autorisées par le Protocole de Montréal. Il faut continuer à
chercher des technologies de substitution à certaines utilisations du
bromure de méthyle. Enfin, il faut poursuivre la recherche sur les liens
entre l'appauvrissement de la couche d'ozone et le changement climatique.
Certes, nous pouvons nous féliciter des progrès que la coopération
internationale a permis de réaliser, mais nous ne pouvons être
satisfaits tant que la préservation de la couche d'ozone n'est pas assurée.
Alors seulement, nous pourrons dire que nous avons réussi à sauvegarder
notre ciel pour les générations futures.